J’ai 71 ans, un passif lourd d‘ennuis de santé (infarctus, cancer, lymphome), dont la dernière annonce (Juin 2018) n’était rien de moins que « Vous avez un Parkinson !»

 

Profondément déprimé par cette perspective sans espoir connu de guérison, j’ai avidement cherché et j’ai eu la chance de découvrir ce projet humanitaire généreux, unique au monde, du fonds Josefa (soigner les malades atteints de dégénérescence cérébrale liée à la glande pinéale).

 

A la lecture des compétences, de la thèse et des découvertes du principal acteur et responsable de la Recherche du fonds, Jean Bernard Fourtillan, (je suis comme lui chimiste de formation) j’ai immédiatement adhéré à ses hypothèses et démonstrations scientifiques rigoureuses : elles lui ont permis de révéler les trois hormones du cycle circadien et leurs fonctions régulatrices, modifiables par des patches (restant à produire et à tester...). L’importance de cette découverte n’avait bien sûr aucune raison de passer inaperçue des laboratoires mis en appétit par de colossaux gains sur les marchés à venir.

 

Bref, dès le mois d’Octobre des dizaines de volontaires (et bénévoles) comme moi, se sont retrouvés deux nuits dans une abbaye bénédictine du Poitou afin de faire connaissance et de collecter un minimum de données pour l’étude personnalisée des sous-groupes de patients.

En 2019, suggérer que des rencontres occultes se sont tenues dans une abbaye, n’est-ce pas inventer des fakenews pour le grand public, les médias et les réseaux sociaux sur des activités louches et sectaires ? Devrait-on pour les mêmes raisons se méfier des rendez-vous gourmands de nos dirigeants, actionnaires, cadres, fonctionnaires et politiciens…

 

A cette époque, je n’ai pas pu financer à hauteur le coût de ces recherches privées : appel de fonds calculé sur une moyenne des dépenses. La philosophie générale du financement (à but strictement non lucratif) étant la plus solidaire qu’on puisse imaginer : chacun participe selon ses ressources !

Nos détracteurs ne voudraient-ils pas insinuer que les patients sont sollicités financièrement « à la tête du client » ?

Pas de chance pour ceux qui chercheraient un tel motif ! Il n’y a pas de scandale possible à dénoncer, pas assez de matière pour l’inventer...

Le fonds Josefa ne ferme sa porte qu’aux tournoiements des rapaces !

 

Au printemps 2019, un « manque de chance » (à moins que nos obstacles n’aient été délibérément programmés très tôt par les autorités supérieures de la Santé ?) a ralenti/bloqué toutes les recherches sur les patches : obligation de limiter les nombres d’exemplaires, donnés par priorité aux patients médicalement les plus nécessiteux, suite aux blocages des fournitures commandées.

Du fait de ces limitations, de nombreux patients ont ressenti rapidement des effets secondaires d’interruption de soins, preuve s’il en est de l’apport des patches aux malades.

 

Pour ma part, j’étais un cas particulier, soumis aux symptômes récents d’un Parkinson débutant (difficulté à la marche, posture, faiblesse musculaire, somnolence, …) mais indemne de tout traitement de confort à base de dopamine (donc vierge de tout médicament spécifique).

A Noel, j’ai reçu et utilisé 20 patches, puis rendu compte de modifications sensibles de mes symptômes…

 

Extrait de mon journal de bord

- Jour 2 (Samedi) : sommeil profond retrouvé

- Jour 3 (Dimanche) : idem, tjrs muscles faibles, fréquents endormissements

- Jour 4 (Lundi) : sommeil haché mais réveil agréable, tjrs manque d'énergie

- Jour 5 (Mardi, ce jour) : nuit très morcelée, mais calme, réveil agréable, bonnes sensations musculaires dans la matinée, améliorations d’équilibre

- Jours 6 (Mercredi) 7, 8 et 9 (Samedi) : récupération surprenante de l’énergie au matin (lever facile malgré l'envie de prolonger cet état), reprise avec plaisir de travaux en cours au domicile, courses, ménage, entretien printanier (pelouse, arbustes), fatigue vespérale légitime (endormissement à la première lecture)

- Jour 10 (Dimanche) journée comparable à la précédente… avec moindre fatigue

J’ai eu beaucoup de mal à supporter la privation durable qui a suivi.

Pire encore, la seconde période de test en Avril (20 jours isolés) qui m’a laissé un goût amer de régression.

Heureusement pour le moral, bonne nouvelle, une promesse de faisabilité (de la production) des patches prévus en grands volumes est arrivée en Septembre.

 

Mais la réjouissance n’a pas duré ! Le 19 Septembre, coup de malchance (?) ou coup d’Etat monté de toutes pièces ?

 

Aucun doute possible, car la mise en scène médiatique du spectacle fut guignolesque, savamment matraquée par la complicité d’’intérêts d’institutions et de personnes, journalistes inclus !

 

Il faut être un monstre pour oser régler ainsi ses problèmes d’ego ou d’autorité sur le dos de centaines de milliers de malades ?

N’y aurait-il plus aucun Humain digne de ce nom dans nos instances publiques et privées de la Santé ??

 

Lucien […]

 

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